Lucie Morales

Je suis née le 5 novembre 1992 à Paris où je vis jusqu’à mes trois ans. À cette époque, ma famille décide de quitter la ville lumière pour déménager en Angleterre, pays d’origine de ma mère. C’est à cette occasion que je commence à apprendre le piano, à quatre ans, et intègre la chorale de l’école. En parallèle de cela, je prends des cours de danse moderne. 

Étant anglaise ma mère nous a toujours parlé dans sa langue natale, ce qui m’a permis dès le plus jeune âge de grandir avec deux langues, une maternelle (l’anglais) et une paternelle (le français). L’amour de ma mère pour cette « France si romantique » nous pousse à déménager de nouveau en l’an 2000 pour retourner en France, cette fois-ci du côté de la Normandie.

Dès mon arrivée je continue de prendre des cours de piano et de solfège dans l’école de musique de mon village, ainsi que des cours de danse moderne, mais décide de tout arrêter à l’âge de quatorze ans. L’approche pédagogique de l’école est très stricte, trop sérieuse, je ne prends plus plaisir à apprendre. Cette pause subsiste jusqu’à mes dix-sept ans où je reprends l’apprentissage instrumental avec la flûte traversière et souhaite aborder la musique différemment, en qualité d’autodidacte. 

Après le bac je décide de partir à l’étranger pour apprendre une nouvelle langue. Je pars en Allemagne pendant neuf mois en région de Bavière pour travailler en tant que fille au paire. Après cette période je rentre en France pendant deux mois et repars ensuite au Danemark pour suivre une année de formation en pédagogie et sciences de l’éducation. Avant de commencer cette année, je travaille pendant huit mois du côté de Copenhague dans une école spécialisée pour enfants en difficulté scolaire. Mes responsabilités dans l’école sont variées, j’anime des ateliers de jonglerie tous les matins, j’aide certains élèves pour leurs devoirs d’anglais, j’assure l’animation des cours d’arts plastiques, et accompagne occasionnellement des élèves dans la salle de musique où nous explorons l’univers sonore. 

Cette période me permet de financer mon année de formation et le voyage de terrain de quatre mois que nous effectuerons en Afrique Asutrale avec ma classe de formation.

La formation se déroule dans une université alternative sur la côte ouest du Danemark où les élèves autogèrent l’école et préparent le voyage. Un tuteur nous guide dans les démarches à prendre, mais c’est à nous de procéder (organisation budgétaire, vaccins, billets d’avion, contacts). 

Le voyage commence à Maputo, la capitale du Mozambique où nous louons un bus qui nous sert de locomotion-transitoire entre chaque pays. Dans l’ordre, nous parcourons l’Afrique du Sud, le Botswana, la Zambie, la Tanzanie, le Malawi et le Mozambique. Étant une équipe de 16, dont 2 professeurs et 14 étudiants, nous nous divisons en duos/trios dans chaque pays avec un sujet à l’appui et partons en stop pendant une semaine faire des ‘investigations’. Les investigations tournent autour de sujets comme les migrations, le néo-colonialisme, la mythologie africaine, les religions… Ce sont des sujets qui nous sont proposés par les tuteurs et que nous choisissons avec notre groupe. À l’issue de ce voyage j’ai publié un livre disponible en version anglaise sur Amazon « A trip to Africa » qui retrace un peu ce vécu. 

En rentrant, j’ai envie plus que jamais de me lancer dans un domaine qui me fascine depuis toujours, la musique et plus précisément, la musicothérapie. J’entends parler du D.U. de musicothérapie par un ami qui me le recommande, et envoie aussitôt ma candidature. C’est là que je rencontre Lucie Barnoux avec qui naîtra une amitié et ce projet de voyage « On ira chanter chez vous ».

Lucie BARNOUX

Je suis née le 6 septembre 1992 à Chatou dans les Yvelines ou j’ai vécu jusqu’à mes 4 ans. Nous avons ensuite déménagé avec ma famille (mes parents et mes 3 grands frères) en Auvergne ou j’ai débuté l’école dans une structure privée de la pédagogie Waldorf-Steiner. Cinq ans plus tard, nous re déménageons avec ma famille pour aller habiter en Alsace ou j’intègre une nouvelle école Steiner et ce jusqu’à l’âge de passer le bac que j’effectue dans un lycée public de la région. 

À l’école, en plus des matières habituellement enseignées, je me familiarise avec les pratiques artistiques telles que le théâtre, la peinture, le dessin, le chant choral ainsi qu’aux pratiques artisanales comme la forge, le travail du cuivre, la menuiserie, la poterie, etc. 

Pendant toutes ces années, je me mets à l’apprentissage du violon puis du violon alto dans un conservatoire en suivant des cours de solfège, de quatuor et d’orchestre. 

À l’âge de 18 ans, je passe le bac ES avec l’option musique. 

Je travaille ensuite pendant 6 mois dans un restaurant bio en tant que serveuse dans le but de financer mon prochain voyage avec deux amies qui nous amènera en Amérique latine pendant près d’une année. Ce voyage débutera par une traversée de 10 jours à bord d’un voilier trouvé dans un port des Canaries avec leurs équipiers pour nous mener au cap Vert. 

Au cours de ce voyage nous apprenons à nous débrouiller avec nos sacs sur le dos en allant à la rencontre des populations locales en auto-stop, à l’aide de nos pieds et de bus locaux. Nous marquons quelques arrêts dans les villes en proposant notre aide dans le cadre du WWOOFing (World Wide Opportunities on Organic Farms), plateforme d’échange de service qui permet de travailler pour le gîte et le couvert. Nous développons ainsi nos expériences dans différents domaines, en particulier dans celui de l’agriculture biologique et du soin des animaux. Pendant ce voyage j’apprends à parler l’espagnol et quelques bases de portugais du Brésil.

De retour en France, je reste quelques mois auprès de ma famille avant de repartir dans un autre périple, seule cette fois-ci, en Irlande pendant 4 mois en alternant voyage et WWOOFing dans différentes structures (famille, élevage de chèvres, lieu communautaire).

Après cela, je fais un stage d’une  année dans une structure accueillant des personnes adultes handicapées en Suisse francophone où je me familiarise avec les métiers d’éducatrice et de monitrice d’atelier. 

C’est suite à cette expérience que je décide d’entreprendre une formation de musicothérapie à Montpellier, synthèse entre les métiers du social et de la musique qui me tiennent à cœur.

C’est là que j’ai rencontré Lucie Morales avec qui est née l’idée d’un voyage.